10 Molécules indispensables à la régulation des cycles veille/sommeil

Fioles avec plusieurs molécules du sommeil

T’es-tu déjà posé la question de ce qui se passe dans le cerveau pour qu’il se mette à dormir ?

Qui sont les responsables de notre sommeil ?

Comment le sommeil fonctionne-t-il ?

Eh bien, dans cet article, je vais te présenter les 10 molécules les plus importantes qui régulent nos cycles de veille/sommeil.

Je n’ai encore jamais vu ce type d’article sur Internet, c’est donc de à ce jour de l’inédit.

C’est lors du formation sur le sommeil dispensée par le professeur Helen A. Baghdoyan, PhD, neurochimiste de la régulation du système d’éveil/sommeil, de l’université de Tennessee, que j’ai pu obtenir ces précieuses informations.

Pour chaque molécule que je te présente, je te décris ses effets généraux sur notre corps et notre cerveau, son moyen de production et son lien avec le sommeil.


De cette façon, cela te permettra de mieux comprendre les liens entre ton quotidien, et peut-être tes problèmes de sommeil.

J’ai donc volontairement simplifié les choses, pour rendre la lecture pleine d’enseignement, je t’ai mis le lien de mes sources si tu veux approfondir tes connaissances.

1 - La norépinéphrine pour faire face aux dangers

Deux chercheurs manipulent des molécules

Pour commencer, je vais te parler d’une molécule liée au stress.

La norépinéphrine.

Elle est produite lorsque l’on est éveillé et surtout en situation de stress.

On l’appelle aussi la noradrénaline, on peut lui associer les mêmes effets que l’on connaît de l’adrénaline, mais en agissant davantage sur le cerveau.

Elle permet au corps de se préparer à l’action, en augmentant la capacité respiratoire et en augmentant le débit de sang envoyés aux principaux groupes musculaires.

Elle joue aussi un rôle important dans l’attention et la concentration, indispensable en situation de danger.

L’influence de la norépinéphrine sur le sommeil

Si l’on augmente la dose de norépinéphrine lorsque l’on dort, cela nous réveille presque immédiatement selon la dose ajoutée.

Peu importe la phase de sommeil dans lequel on se trouve (sommeil lent/profond ou paradoxal), l’augmentation de sa concentration nous réveille.

A l’inverse, si l’on inhibe cette molécule lorsque l’on est éveillé, on s’aperçoit que la personne est moins éveillée et moins longtemps.

Dans ce cas, on remarque aussi qu’en pleine journée, lorsque la personne est active, le cerveau émet des ondes lentes, ce qui correspond à un sommeil profond.

On remarque que sa production varie et est stoppée lorsque l’on dort, lors des phases de sommeil paradoxal, où toutes activités musculaires sont arrêtées.

La molécule norépinéphrine est donc indispensable pour un éveil de qualité.

Une augmentation de sa production avant d’aller dormir ou pendant notre sommeil, peut-être la cause de troubles de l’endormissement, de réveils nocturnes, ou encore d’un réveil trop matinal.

2 - La sérotonine pour bien s’endormir et rester endormi toute la nuit

Un chercheur vérifie la concentration en molécule

Pour continuer, on va parler d’une molécule dont les effets sont complètement opposés à ceux de la norépinéphrine.

La sérotonine.

Elle participe à la sensation de plénitude et de contentement.

Une baisse du taux de sérotonine peut entraîner de la fatigue, une dépression plus ou moins sévère, de l’anxiété, des problèmes de mémoires, de sommeil…

Elle joue aussi un rôle majeur dans la régularisation du sommeil et de la bonne santé de nos intestins.

Où la grande majorité de notre production de sérotonine y est stockée soit environ 95 %.

Son effet sur les intestins s’appelle les péristasis.

Ce qui provoque des mouvements de nos intestins, qui permettent à la nourriture qui s’y trouve de parcourir le chemin.

La production de sérotonine se fait dans le cerveau, grâce à une autre molécule, le tryptophane,  présent dans notre alimentation :

  • la viande et le poisson
  • les produits laitiers
  • les bananes et les légumineuses
  • les noix de cajou

La sérotonine est produite en journée à intervalle régulier, sa production augmente avec l’activité physique.

Plus on bouge la journée, plus on produit de sérotonine.

Pourquoi faire le plein de sérotonine pour s’endormir ?

Ce neurotransmetteur va agir sur 2 zones majeures du cerveau.

Au niveau de la 1re zone, elle favorise le sommeil, elle se trouve alors à la base du cerveau, au niveau du tronc cérébral.

Le tronc cérébral est comme un ensemble de fils qui connecte le cerveau au reste du corps et par lequel toutes les informations sensitives remontent au cerveau.

La sérotonine va limiter les informations remontées, le cerveau va alors être moins stimulé, ce qui aide à l’endormissement..

La 2e zone correspond à l'hypothalamus, qui se situe au centre du cerveau, et qui régule nos besoins vitaux, faim, sommeil, température, besoins corporels…

On a remarqué qu’une absence de sérotonine dans cette région  provoque une insomnie de plusieurs semaines.

La sérotonine nous aide donc à nous endormir et à rester endormi.

Bien qu’elle soit importante pour notre bon fonctionnement en journée, elle joue aussi un rôle dans l’inhibition de l'éveil.

Ce qui la rend indispensable à la régularisation de notre cycle veille/sommeil.

3 - L’histamine promeut l’éveil et peut nuire au sommeil au de qualité

Chimie un erlenmeyer et 3 fioles

L’histamine, tu as peut-être déjà entendu ce nom si tu es gêné(e) par des allergies.

Elle est principalement connue pour son rôle dans les réactions allergiques.

Lorsque nous rentrons en contact avec une substance pour laquelle on est allergique, de l’histamine est libérée, et serait responsable de tous les symptômes des allergies.

Au niveau du nez, cela peut provoquer un nez plein, des démangeaisons et un rhume.

Les yeux peuvent devenir gonflés et tout irrités.

Cela peut provoquer du mal à respirer et de la toux, des battements du cœur accéléré.

Sur la peau, il peut apparaître des rougeurs qui nous démangent.

Elle peut aussi provoquer des problèmes de digestion, comme des crampes d’estomac, des vomissements, des diarrhées.

Lorsque ça se produit, on peut aussi voir apparaître des maux de tête, des sueurs froides et une baisse de tension.

Il existe des aliments contenant une quantité importante d’histamine pouvant provoquer des symptômes similaire à une allergie :

  • Les fromages séchés
  • La charcuterie de porc
  • Les poissons séchés ou fumés
  • Les fraises, les tomates et les épinards
  • La choucroute
  • Le vinaigre
  • Le chocolat
  • L'alcool, les vins, les bières …

Elle n’est pas seulement impliquée dans les allergies, elle interagit aussi avec nos principaux organes, comme les poumons, le cerveau, l’estomac et les intestins.

En ce qui concerne les intestins, elle aide à la digestion en stimulant la sécrétion d’acides nécessaire à la digestion et à la stérilisation des aliments.

L’histamine peut-être produite avec le stress, qu'il soit situationnel ou permanent.

Le stress peut donc avoir des effets similaires à ceux de l’allergie à cause de l’augmentation de la sécrétion d’histamine.

Comment l’histamine influence nos nuits ?

Si la quantité d’histamine augmente pendant le sommeil (via un stress, une réaction allergique d’un aliment…), on peut observer des réveils nocturnes.

De la même façon, une grande quantité d’histamine peut retarder l’endormissement.

A l’inverse, on remarque que si l’on diminue la quantité d’histamine, la quantité de sommeil paradoxal augmente.

Et lorsque l’on est réveillé, on remarque que notre capacité mentale diminue.

Enfin, je vais te parler d’une expérience surprenante sur des souris et leur temps d'adaptation à un nouvel environnement de vie.

Lorsqu’une souris est placée dans un nouvel environnement, elle ne se sent pas en sécurité et met beaucoup de temps avant de dormir (18 h en moyenne)

En diminuant le taux d’histamine, les souris vont se sentir rapidement bien dans leur nouvel environnement, et ne vont pas présenter de difficultés à s’endormir.

Pour résumer, l’histamine est essentielle pour promouvoir l’éveil en journée, et inhibe la quantité de sommeil.

Présente en bonne quantité, elle permet de réguler le sommeil.

4 - La dopamine, la molécule qui nous excite et nous tient éveillé

Un chercheur manipule 2 erlenmeyers

Le plaisir de manger, de faire l’amour… Tous ces plaisirs, c’est grâce à la dopamine qu’on les éprouve.

La dopamine est associée au plaisir immédiat, comme le sexe, manger quelque chose de sucré ou tout autre action qui provoque le plaisir.

Elle augmente l’initiative, le plaisir sexuel, l’agressivité, l’exploration, la vigilance, la recherche de plaisir, l’addiction, et l’évitement de la punition.

Elle a un rôle important pour gérer notre attention, faire fonctionner nos organes et notre coeur.

Chez les animaux, une diminution de dopamine entraîne un désintérêt de son environnement et une baisse de l’exploration.

A l’inverse, une expérience a montré que si un animal peut s’auto-stimuler avec de la dopamine. Il va en abuser jusqu’à en oublier de manger.

Chez l’homme, une baisse de dopamine entraîne une diminution de l’activité, et provoque des signes de la maladie de Parkinson.

Voici le lien entre la dopamine et le manque de sommeil

Lorsque l’on fait une nuit blanche, pour combler les déficits du manque de sommeil, le cerveau va produire, voire surproduire, de la dopamine.

Dans ce cas, cela va permettre que l’on reste attentif et en alerte face aux éventuels dangers.

Mais cela va aussi influencer négativement notre comportement et notre humeur (agressivité, euphorie…).

Lorsque l’on observe l’évolution de la dopamine sur 24 h, elle est à son pic à l’heure où on se réveille.

Puis, elle fluctue jusqu’au soir, avant de constamment diminuer jusqu’à ce qu’on s’endorme.

Sa diminution de production en fin de journée permet donc de nous laisser dormir.

La dopamine joue un rôle important pour contrer l’effet de la mélatonine, qui elle est une molécule qui nous dit d’aller dormir la nuit venue.

Dans la nuit, elle va doucement augmenter jusqu’au réveil où elle sera de nouveau à son pic.

Elle va ainsi permettre que l’on sorte du sommeil et que l’on se réveille.

La dopamine semble aussi très importante dans le processus d’apprentissage lorsque l’on dort.

Elle instaure un système de récompenses et de motivation dans les rêves, ce qui influe sur ce que l’on va apprendre.

Pour conclure, ce neurotransmetteur promeut l’éveil et la qualité des rêves.

5 - L’hypocrétine/orexine, la molécule digne d’un explorateur qui nous suit dans nos rêves

Un chercheur regarde une molécule au microscope

L’hypocrétine et l’orexine correspondent à la même molécule qui a été découverte à la même période par 2 équipes de chercheurs.

Cette molécule a un lien très fort avec les émotions et l’humeur. Elle ne génère pas l’émotion, mais a un rôle d’amplificateur.

En particulier, lorsque ces émotions provoquent une poussée d’énergie.

Cela peut être des émotions positives comme venant d’une bonne surprise, ou des émotions négatives comme la colère ou de la peur face à une situation dangereuse.

Elle va aussi influencer et nous pousser à faire ce que l’ont désir, elle peut donc nous pousser à consommer des drogues, à manger certains aliments, et au sexe.

Côté apprentissage, elle joue un rôle majeur sur la mise en mémoire des événements dangereux que l’on a rencontrés.

Une absence d'hypocrétine dans notre sommeil, ne permet pas au cerveau d’enregistrer les expériences dangereuses de la journée.

Cela est très handicapant pour la suite de notre survie.

Lorsqu’elle est présente en trop grande quantité, il est difficile de sortir d’état comme la peur ou la crainte.

Concernant sa production, elle est très liée à la nourriture.

Quand on a faim, le corps produit une molécule qui s’appelle la ghréline, s’en suit une augmentation de la production d’hypocrétine.

Ce qui semble confirmer que l’hypocrétine nous pousse à chercher de la nourriture en particulier quand on a faim.

On remarque aussi que la production d’hypocrétine augmente fortement lorsque l’on marche de façon active.

Quel est le rapport entre l'hypocrétine/orexine et le sommeil ?

Avec une augmentation du taux d’hypocrétine, on observe la quantité de sommeil qui diminue et le nombre de réveils nocturnes qui augmente.

Chez les personnes souffrant de narcolepsie, l’hypocrétine est présente en faible quantité.

La narcolepsie est une maladie rare où l’on peut dormir excessivement, avoir une fatigue extrême ou encore “s’endormir” en journée à des moments non adaptés, par exemple suite à des émotions.

La molécule hypocrétine/orexine est donc indispensable pour ne pas trop dormir et être suffisamment éveillé et maintenir l’éveil..

Elle est aussi essentielle à notre survie en nous permettant de mémoriser nos expériences dangereuses.

6 - L’acétylcholine, molécule du mouvement, motivante et indispensable au sommeil paradoxal

Une chimiste manipule une pipette

L’acétylcholine est la molécule qui nous motive, qui nous excite et qui gère notre attention.

Sur notre corps, elle va servir comme intermédiaire entre le cerveau et notre respiration, et notre fréquence cardiaque.

Ainsi, une diminution d’acétylcholine peut  provoquer un arrêt cardiaque.

Elle participe à la respiration au niveau des poumons.

Elle permet une meilleure digestion, et la salivation.

Elle agit au niveau des yeux en contractant la pupille et en produisant des larmes.

Et enfin elle joue un rôle important dans la contraction musculaire.

C’est grâce à elle que l’on peut bouger.

Elle participe grandement au processus d’apprentissage et de mémorisation, en consolidant les liens de notre système nerveux.

D’ailleurs, certains médicaments qui luttent contre la maladie de l’alzheimer, inclus de l’acétylcholine qui a pour but d’améliorer leur mémoire.

De même, une augmentation d’acétylcholine chez les animaux améliore leur apprentissage.

Mais cela provoque aussi des effets secondaires, comme une hypothermie, des tremblements et des convulsions.

Concernant sa production, le corps la produit naturellement à partir de “Choline”, une molécule présente dans notre alimentation.

On la retrouve principalement dans :

  • La viande, le poisson
  • Les oeufs (2 par jour suffisent à combler notre besoin quotidien recommandé)
  • Les haricots
  • Les légumes crucifères
  • Les grains entiers
  • Les produits laitiers
  • Les noisettes et les graines

Comme on l’a vu, c’est encore une fois, une molécule avec un grand panel d’action.

Et cela ne s’arrête pas là, puisqu’elle joue aussi un rôle très important dans le sommeil.

L'acétylcholine déclenche-t-elle le sommeil paradoxal ?

L'acétylcholine est une molécule qui agit principalement lorsque l’on est éveillé avec toutes les fonctions que l’on vient de voir.

Mais elle joue un rôle majeur dans la transition du sommeil profond au sommeil paradoxal.

Ce phénomène est possible, car l'acétylcholine a 2 régions dans le cerveau où elle agit principalement.

Dans le cortex (toutes les couches vers la surface du cerveau), où elle va agir pour nous tenir éveillé.

Et au niveau de la PAG (substance grise périaqueducale), qui se trouve au sommet du tronc cérébral (pour rappel, c’est comme un ensemble de câbles qui relie le cerveau au corps), et qui fait la liaison entre le tronc et le reste du cerveau.

Dans cette zone, lorsque l’on dort et que l’on empêche l’action de l’acétylcholine, le temps de transition entre le sommeil profond et le sommeil paradoxal est plus que doublé.

A l’inverse, si on ajoute de l’acétylcholine en phase de sommeil léger ou profond, on passe immédiatement en phase de sommeil paradoxal.

De plus, si on regarde les systèmes de production de cette molécule, ils sont très actifs lorsque l’on est éveillé et aussi en phase de sommeil paradoxal.

L’acétylcholine est un donc importante pour le bon fonctionnement du corps lorsque l’on est éveillé et participe aussi à la qualité de notre sommeil en initiant le sommeil paradoxal.

L’acétylcholine a donc 2 fonctions très distinctes en agissant sur 2 zones du cerveau.

Sur le cortex, elle va agir pour promouvoir l’éveil, et sur la PAG, elle va promouvoir le sommeil REM (paradoxal).

7 - Le glutamate, le carburant du cerveau qui nous fait vivre et rêver

Diverses molécules

On peut rencontrer plusieurs types de glutamate.

Il faut faire la distinction entre le glutamate présent dans notre alimentation (utilisé en tant que conservateur et exhausteur de goût), et celui présent naturellement dans notre cerveau.

Le glutamate qui nous intéresse est présent dans tout notre système nerveux et est considéré comme l’énergie la plus utilisée par le cerveau !

Il agit comme combustible pour permettre les liaisons et la transmission des informations entre les neurones.


Autrement dit, c’est l’essence de notre voiture. Où la voiture correspond à notre cerveau.

Sans essence, on n’avance pas.

Le glutamate est essentiel pour la réalisation de pratiquement tous les processus qui se passent dans notre cerveau et dans notre corps.

Pour ce qui est cognitif (traitement de l’information, nos pensées), sensitif (tout ce qui touche à nos sens) et moteur (faire des mouvements, bouger, manger…)

Un manque de glutamate entraîne une entrave de notre fonctionnement global, par manque d’énergie tout simplement.

Une concentration trop importante de glutamate provoque un mauvais fonctionnement de nos organes, des accidents vasculaires, des crises d’épilepsie…

Les rôles de glutamate sont multiples, ils interviennent dans la formation de nos souvenirs, dans la gestion de notre attention, la régulation de nos émotions, la neuroplasticité, l’apprentissage et le mouvement.

Il est indispensable pour le bon développement du cerveau chez les fœtus, puis est essentiel pour le maintien d’un cerveau sain et sa bonne santé.

Concernant sa production, il est produit à partir de glutamine, dont il régule lui-même la production.

Il va interagir avec le pancréas pour influencer la production d’insuline, qui permet la décomposition des sucres présents dans notre alimentation (sucres lents et rapides).

Puis, grâce à cette décomposition, du glutamate peut-être produit.

On retrouve naturellement la glutamine (qui permet aussi la production de glutamate) dans ces aliments :

  • viandes
  • poissons
  • œufs
  • produits laitiers
  • céréales (blé, avoine)
  • légumineuses
  • miso (fèves de soja fermentées)
  • choux
  • épinards
  • persil
  • fruits secs

Le glutamate, source d’énergie des rêves

Comme on l’a vu, le glutamate est la principale source d’énergie du cerveau.

Il est doit être présent en quantité suffisante dans notre cerveau ce qui le rend indispensable dans toutes nos activités quotidiennes.

Quand est-il de sa relation avec le sommeil ?

Lorsque l’on dort, notre activité physique va le rendre bien moins indispensable.

Toutefois, en phase de sommeil paradoxal, où l’on rêve, notre cerveau consomme énormément d’énergie.

En effet, il est très actif dans cette phase, qui nous permet notamment de trier et d’apprendre de nouvelles informations, et de stabiliser notre état psychologique.

Cette énergie nécessaire en phase de sommeil paradoxal est tirée à partir du glutamate.

Il trouve sa place dans les molécules qui participent à notre sommeil.

8 - S’endormir grâce au GABA, le relaxant du cerveau

Protocol expérimentale de chimie

Parce qu'il en faut bien une pour calmer toutes les autres qui nous tiennent éveillé, ce que font les GABA.

Le GABA est une molécule qui permet de diminuer le stress et l’anxiété.

Il a un fonctionnement opposé au glutamate, qui lui, favorise la transmission des informations dans le cerveau.

Un trouble du fonctionnement des GABA peut entraîner des maladies comme :

  • l’autisme
  • la dépression
  • la schizophrénie
  • l’épilepsie
  • la fibromyalgie
  • la méningite
  • la démence
  • maladie de Crohn
  • cancer colorectal
  • syndrome de l’intestin irritable
  • Parkinson

Les causes pouvant altérer la bonne régulation des GABA sont :

  • trop de stress
  • trop de café
  • mal manger
  • mal dormir

Concernant la production de GABA, elle peut se faire à partir de notre alimentation.

Voici les aliments source de production de GABA :

  • les germes de riz intégral
  • les germes d’orge/soja
  • les haricots
  • le maïs
  • l’orge
  • le riz intégral
  • les épinards
  • les pommes de terre, et patates douces
  • le chou
  • les châtaignes
  • le yaourt
  • le kéfir
  • le kimchi
  • la choucroute

La production de GABA peut aussi provenir de l’excès de production de glutamate (qui est produit à partir du sucre et que si on consomme trop de sucre cela nous rend plus molasse).

Le sport en général et en particulier le Yoga va produire des GABA dans le cerveau.

Comment les GABA nous aident à entrer dans le sommeil lent, profond et paradoxal ?

Beaucoup de médicaments ou d’anesthésiant vont induire le sommeil en améliorant la transmission des GABA.

Cependant cette même molécule à différents effets selon là où elle agit dans le cerveau, comme l’on vient de voir avec l'acétylcholine.

D’ailleurs, les molécules de GABA vont grandement réguler les molécules d'acétylcholine (initiatrice du sommeil paradoxal) suivant la région du cerveau où ils se trouvent.

La première région est la PAG (substance grise périaqueducale), qui se trouve au sommet du tronc cérébral.

Là où l'acétylcholine va initier et promouvoir le sommeil paradoxal, la molécule de GABA quant à elle, va avoir l’effet inverse et promouvoir l’éveil et inhiber le sommeil.

Si on augmente le taux de GABA dans cette zone, et que l’on dort, cela va nous réveiller.

A l’inverse, si le taux de GABA diminue dans cette zone, on dort plus.

Pour les curieux, on peut se demander comment fait le cerveau pour initier le sommeil paradoxal avec l'acétylcholine, alors que les GABA sont là pour nous éveiller.

Eh bien, je vais te l’expliquer.

Un peu avant la phase de sommeil paradoxal, le taux de GABA va diminuer.

Cette diminution va permettre la production d'acétylcholine en quantité suffisante pour que l’on passe en sommeil REM.

Donc, au niveau de la PAG, les GABA vont promouvoir l’éveil et inhiber le sommeil REM, en bloquant la production d'acétylcholine.

La seconde région où l’on trouve des GABA se trouve dans l'hypothalamus, plus précisément dans le VLPO (le noyau ventrolatéral préoptique).

Lorsque la zone du VLPO est activée, elle produit en grande quantité des GABA qui vont alors inhiber et limiter l’action d’éveil de toutes les molécules que l’on a vu (sérotonine, norépinéphrine, histamine, dopamine, hypocrétine, acétylcholine).

Ce qui va induire le sommeil lent, puis le sommeil profond.

Qu’est-ce qui permet l’activation du VLPO ?

C’est la fatigue engendrée par notre journée qui se cumule sous forme d’adénosine (comme on le verra au prochain point), et la mélatonine qui se produit la nuit tombée.

Plus on cumule de l’adénosine et de la mélatonine, plus le corps produit des GABA et plus on a envie de dormir.

Pour résumer sur les GABA et le sommeil.

Au niveau de la PAG, les GABA vont favoriser l’éveil jusqu’en phase de sommeil paradoxal où sa production va diminuer pour laisser place à l'acétylcholine qui va induire le sommeil REM.

Et au niveau du VLPO, elle va agir pour nous endormir et nous garder endormi en phase de sommeil lent et profond.

9 - L'adénosine, la fatigue sous forme de molécule

Etude de molécules de chimie

L’adénosine est la molécule qui permet au cerveau de juger la quantité de fatigue accumulée dans la journée.

Pour chaque effort produit par le corps, musculaire ou cérébrale de l’adénosine est produit.

Plus on fait d’effort, plus sa quantité augmente.

C’est-à-dire que plus on fait de sport, ou que l’on réfléchit à des problèmes complexes, plus d’adénosine est engendré.

C’est aussi à cause d’elle que l’on se sent plus fatigué, après un effort qu’on n’a pas l’habitude de faire.

Si bien qu’en fin de journée, toute la fatigue accumulée va nous aider à nous endormir.

Pour l'anecdote, le café va bloquer les récepteurs d’adénosine, ce qui permet que l’on se sente moins fatigué.

L’adénosine, pour bien dormir quand on est fatigué

Comme je viens de te le présenter, l’adénosine correspond au cumul de la fatigue quotidienne, plus on en a, plus on se sent fatigué.

Et sa production augmente, tant que l’on ne dort pas.

Autrement dit, si l’on fait une nuit blanche son taux sera très important et le sommeil viendra facilement.

Puis, dès que l’on commence à dormir, son taux diminue, en particulier en phase de sommeil profond et revient même à zéro après une nuit de sommeil complète.

La sieste permet aussi de diminuer le taux d’adénosine, elle est donc à diminuer la fatigue cumulée quotidienne, mais peut aussi nuire à l’endormissement.

L’adénosine va inhiber toutes les molécules excitatrices qui nous gardent éveillé et favoriser la production de GABA dans la zone du VLPO qui a un effet relaxant et anesthésiant sur le cerveau.

Pour résumer, plus on cumule de la fatigue, plus on a envie de dormir et plus nous corps et notre cerveau sont freinés par la fatigue.

10 - La mélatonine responsable de nos cycles veille/sommeil

Manipulation de matériel de chimie

Je mentionne souvent la mélatonine dans mes articles, et je vais te présenter brièvement ses effets, car je consacrerai un article entier à la mélatonine.

Lorsque le cerveau produit de la mélatonine, cela exerce une pression du sommeil importante.

C’est-à-dire que l’on va avoir envie d’aller dormir et si on est suffisamment calme, on va s’endormir.

Elle joue un rôle très important dans la régulation des cycles de veille/sommeil, et permet la bonne régularisation de d’autres processus internes au corps et tout aussi important.

En plus de sa forte relation avec le sommeil, on lui porte des bienfaits de jeunesse.

La mélatonine est aussi consommée dans l'espoir de réduire l’apparition des rides.

Concernant sa production, elle est produite suivant l’exposition à la lumière qu’on a eu durant la journée.

Sa production se fait alors naturellement lorsque la nuit tombe et qu’il n’y a plus de lumière blanche.

Voilà, je t’ai présenté les 10 principales molécules qui interviennent dans la régulation de notre cycle éveil/sommeil.

J’espère que cela t’as permis d’en apprendre davantage sur toi et le fonctionnement de ton corps, et surtout l'impact que peut avoir certaines actions du quotidien sur ton sommeil.

Ecrit le 12/01/2021 par Romain

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